Le Belondor, cet Empire se targuant de vouloir être la première démocratie du micromonde, semble avoir parfois tendance à nager dans l'absurde, l'hypocrisie et l'orgueil. Le présent article va vous le prouver.
Commençons par les récentes relations qu'a eut le Belondor avec une nation de Terra Nova, le Royaume du Mnibet. Un diplomate du Mnibet se présenta voilà trois mois, accompagné de nombreux présents raffinés et luxueux pour l'Empire, demandant à s'entretenir avec les autorités compétentes en matière de diplomatie afin de parvenir à la signature d'un Traité d'Entente Cordiale. Il fut reçut par Sa Majesté l'Impératrice. Or, selon l'article 40 de la Charte (ou Constitution) de l'Empire, seuls l'Empereur et son Consul des Affaires Étrangères sont aptes à négocier les traités internationaux. Voilà un bel irrespect de la législation la plus fondamentale, mais poursuivons. S'en suivit alors, deux jours d'attente plus tard pour le diplomate, un communiqué de l'Empereur annonçant qu'il le recevra. Le diplomate se rend enfin au Palais de Sa Majesté, pour qu'on l'informe que, ha ben non, ça va pas être possible en fait allez voir le Consul des Affaires Etrangères. Demi-tour du diplomate. Puis vint une second communiqué de Sa Majesté expliquant que en fait, ha ben si, l'Empereur pourra le recevoir. Retour au Palais, donc, et rencontre cordiale avec Sa Majesté qui "avait été malade". La conversation arriva sur la négociation de Traité, et Sa Majesté affirma alors "Quant à la possibilité d'ouvrir une ambassade et de reconnaitre la Monarchie mnibétaine, je ne dirai qu'un seul mot : oui !" Bien que toutefois, le Traité ne pourra être que un Traité d'Amitié étant donné l'état déplorable de la démocratie au Mnibet, ce mot étant même inconnu au vocabulaire Mnibétain. Là dessus, le diplomate s'étonne qu'avec un tel zèle démocratique le Belondor ne soit pas déjà une République. Ce en quoi il n'a pas tort. Puis Sa Majesté annonça que le diplomate recevra une première ébauche de Traité. Passe le temps, et rien n'arrive. Le mnibétain prend les devants et présente lui-même un Traité. Une semaine plus tard, légèrement agacé et on le comprend, le diplomate apprend que ce traité est "à [la] convenance" de Sa Majesté. Puis vint l'incident : lors d'un conférence de presse, Sa Majesté affirme qu'elle serait prête à appuyer, dans différents pays cités et dont le Mnibet, les autochtones démocrates, et notamment à soutenir financièrement les partis démocrates. De plus, Sa Majesté qualifia le Mnibet de "nation théocratique". Y voyant de l'ingérence et une injure à la Personne du Souverain Mnibétain -et son pouvoir-, le Royaume du Mnibet fait savoir qu'il arrête les relations sauf si Sa Majesté ne communique aucun "rectificatif", comprenez des excuses. Et là, aucune réaction du Belondor, jusqu'à ce que un mois plus tard il soit informé par la diplomatie mnibétaine de la promulgation d'un décret du Monarque du Mnibet, où il est institué une interdiction d'échanges commerciaux avec le Belondor, ainsi que le suivi policier des ressortissants belondaures au Royaume, en réaction aux "menaces" d'ingérence et aux insultes. L'affaire s'arrêtant alors, pour le moment, sur un communiqué de la diplomatie Belondaure, sous la direction directe du Consul Erasmus Nerym - lui-même directement subordonné à Sa Majesté-, affirmant entre autres choses "Le Belondor, grand pays de ce monde, ne peut se permettre d’engager des procédures diplomatiques à long terme avec des nations autocratiques, despotes, appliquant toujours la peine capitale, et se bouffant d’un orgueil mal placé en contradiction avec leur position ridicule sur la chaîne internationale." Retenez bien cette phrase (la "chaîne" internationale ? Quid ?!) tandis que nous passons aux insultes comprises dans la même lettre. Nous pouvons y voir "roitelet de pacotille" lorsqu'il s'agit du Souverain Mnibétain, et "ce morceau de potager" lorsqu'il s'agit du Mnibet. Un chef d'Etat, une nation, mais surtout un peuple insultés (est-ce eux les légumes de potager ?), le tout d'une seule lettre. Ils font fort, au Belondor !
Mais désormais éloignons-nous de ce cas particulier pour en venir au cas général. Le Belondor possède cinq ambassades : Avaricum, Ukvos, Russlavie, Argentorate, et le Silverland. Ukvos est une nation morte, et Argentorate est désormais rattachée à Avaricum, il ne reste donc plus que trois ambassades : Avaricum, Russlavie, et Silverland. Sur ces trois pays, deux appliquent la peine de mort, ce qui serait incompatible avec des relations diplomatique si l'on en croit la citation que nous avions retenu précédemment. Or, ce n'est pas le cas, d'où l'hypocrisie du pouvoir. Notez également que la peine de mort est abolie au Belondor depuis... six semaines précisément, donc pas de quoi se vanter. De plus, sur ces trois pays, l'un est une dictature, et un autre est une démocratie plus autoritaire que démocrate où les Droits de l'Homme n'ont pas cours. De plus, des relations s'ouvrent avec le Locquetas. Or, ce pays ne brillent pas non plus par sa démocratie et son respect des droits fondamentaux. Et donc, même principe qu'avec la peine capitale : le Belondor se fout pas mal de savoir si les pays avec qui il a des contacts sont bien ou non des démocraties.
Ensuite, revenons-en à la citation (toujours la même oui oui), lorsque la diplomatie belondaure affirme que le Mnibet a une "position ridicule sur la chaîne internationale" (la "scène", vous aurez compris), alors que l'Empire est un "grand de ce monde". Déjà, cette dernière expression ne colle pas, vu que la diplomatie affirma que le Mnibet est orgueilleux. Ha mais, se vanter, c'est pas de l'orgueil monsieur !... Nous avons pu voir les ambassades au Belondor. Deux qui devraient être fermées, et trois autres qui ne brillent pas par leur activité. Notons également que personne ne semble venir au rendez-vous de Sa Majesté pour ré-ouvrir des relations avec le Locquetas... Les relations positives avec les nations étrangères ne sont pas monnaies courantes. Passons désormais au niveau des organisations internationales. L'OMF-Terrae est morte, et le Belondor exècre les nations de Terra-Nova. Il reste donc le Sommet des Nations. Et là, vous allez rire : le Belondor est certes accepté, mais avec un statut égal à celui d'un simple observateur ! Plutôt amusant non ? Certes, le Mnibet n'a pas une grande place sur la scène international, mais lui a réussi à se faire accepter d'égal à égal dans une des deux organisations micromondiales. Le Belondor, non... Et ses diplomates sont plus souvent en congés faute de travail qu'à l'étranger.
Finissons-en sur le beau principe du Belondor (que nous avons éventé, quelle supercherie !) qui est de n'avoir des relations qu'avec les démocraties "parfaites". On ne peut pas dire que ça court les rues ça, les nations vraiment démocratiques, et que même le Belondor n'a pas de leçons à donner à ce sujet. C'est beau comme principe, mais en ces temps il ne peut conduire qu'à un renfermement du pays sur lui-même. Ce qui explique le mutisme de Sa Majesté quand il s'agit des Affaires Extérieures.
Rectificatif postérieur à la parution : la Prinipauté d'Argentorate n'est pas vraiment rattaché à Avaricum mais sous protectorat Avarois. Toutefois, Argentorate ne peut plus, à l'heure actuelle, être considérée comme une nation active.
Par : Léo le 10 mai 2007
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jeudi 10 mai 2007
Le Belondor et l'International
Le Belondor, cet Empire se targuant de vouloir être la première démocratie du micromonde, semble avoir parfois tendance à nager dans l'absurde, l'hypocrisie et l'orgueil. Le présent article va vous le prouver.
Commençons par les récentes relations qu'a eut le Belondor avec une nation de Terra Nova, le Royaume du Mnibet. Un diplomate du Mnibet se présenta voilà trois mois, accompagné de nombreux présents raffinés et luxueux pour l'Empire, demandant à s'entretenir avec les autorités compétentes en matière de diplomatie afin de parvenir à la signature d'un Traité d'Entente Cordiale. Il fut reçut par Sa Majesté l'Impératrice. Or, selon l'article 40 de la Charte (ou Constitution) de l'Empire, seuls l'Empereur et son Consul des Affaires Étrangères sont aptes à négocier les traités internationaux. Voilà un bel irrespect de la législation la plus fondamentale, mais poursuivons. S'en suivit alors, deux jours d'attente plus tard pour le diplomate, un communiqué de l'Empereur annonçant qu'il le recevra. Le diplomate se rend enfin au Palais de Sa Majesté, pour qu'on l'informe que, ha ben non, ça va pas être possible en fait allez voir le Consul des Affaires Etrangères. Demi-tour du diplomate. Puis vint une second communiqué de Sa Majesté expliquant que en fait, ha ben si, l'Empereur pourra le recevoir. Retour au Palais, donc, et rencontre cordiale avec Sa Majesté qui "avait été malade". La conversation arriva sur la négociation de Traité, et Sa Majesté affirma alors "Quant à la possibilité d'ouvrir une ambassade et de reconnaitre la Monarchie mnibétaine, je ne dirai qu'un seul mot : oui !" Bien que toutefois, le Traité ne pourra être que un Traité d'Amitié étant donné l'état déplorable de la démocratie au Mnibet, ce mot étant même inconnu au vocabulaire Mnibétain. Là dessus, le diplomate s'étonne qu'avec un tel zèle démocratique le Belondor ne soit pas déjà une République. Ce en quoi il n'a pas tort. Puis Sa Majesté annonça que le diplomate recevra une première ébauche de Traité. Passe le temps, et rien n'arrive. Le mnibétain prend les devants et présente lui-même un Traité. Une semaine plus tard, légèrement agacé et on le comprend, le diplomate apprend que ce traité est "à [la] convenance" de Sa Majesté. Puis vint l'incident : lors d'un conférence de presse, Sa Majesté affirme qu'elle serait prête à appuyer, dans différents pays cités et dont le Mnibet, les autochtones démocrates, et notamment à soutenir financièrement les partis démocrates. De plus, Sa Majesté qualifia le Mnibet de "nation théocratique". Y voyant de l'ingérence et une injure à la Personne du Souverain Mnibétain -et son pouvoir-, le Royaume du Mnibet fait savoir qu'il arrête les relations sauf si Sa Majesté ne communique aucun "rectificatif", comprenez des excuses. Et là, aucune réaction du Belondor, jusqu'à ce que un mois plus tard il soit informé par la diplomatie mnibétaine de la promulgation d'un décret du Monarque du Mnibet, où il est institué une interdiction d'échanges commerciaux avec le Belondor, ainsi que le suivi policier des ressortissants belondaures au Royaume, en réaction aux "menaces" d'ingérence et aux insultes. L'affaire s'arrêtant alors, pour le moment, sur un communiqué de la diplomatie Belondaure, sous la direction directe du Consul Erasmus Nerym - lui-même directement subordonné à Sa Majesté-, affirmant entre autres choses "Le Belondor, grand pays de ce monde, ne peut se permettre d’engager des procédures diplomatiques à long terme avec des nations autocratiques, despotes, appliquant toujours la peine capitale, et se bouffant d’un orgueil mal placé en contradiction avec leur position ridicule sur la chaîne internationale." Retenez bien cette phrase (la "chaîne" internationale ? Quid ?!) tandis que nous passons aux insultes comprises dans la même lettre. Nous pouvons y voir "roitelet de pacotille" lorsqu'il s'agit du Souverain Mnibétain, et "ce morceau de potager" lorsqu'il s'agit du Mnibet. Un chef d'Etat, une nation, mais surtout un peuple insultés (est-ce eux les légumes de potager ?), le tout d'une seule lettre. Ils font fort, au Belondor !
Mais désormais éloignons-nous de ce cas particulier pour en venir au cas général. Le Belondor possède cinq ambassades : Avaricum, Ukvos, Russlavie, Argentorate, et le Silverland. Ukvos est une nation morte, et Argentorate est désormais rattachée à Avaricum, il ne reste donc plus que trois ambassades : Avaricum, Russlavie, et Silverland. Sur ces trois pays, deux appliquent la peine de mort, ce qui serait incompatible avec des relations diplomatique si l'on en croit la citation que nous avions retenu précédemment. Or, ce n'est pas le cas, d'où l'hypocrisie du pouvoir. Notez également que la peine de mort est abolie au Belondor depuis... six semaines précisément, donc pas de quoi se vanter. De plus, sur ces trois pays, l'un est une dictature, et un autre est une démocratie plus autoritaire que démocrate où les Droits de l'Homme n'ont pas cours. De plus, des relations s'ouvrent avec le Locquetas. Or, ce pays ne brillent pas non plus par sa démocratie et son respect des droits fondamentaux. Et donc, même principe qu'avec la peine capitale : le Belondor se fout pas mal de savoir si les pays avec qui il a des contacts sont bien ou non des démocraties.
Ensuite, revenons-en à la citation (toujours la même oui oui), lorsque la diplomatie belondaure affirme que le Mnibet a une "position ridicule sur la chaîne internationale" (la "scène", vous aurez compris), alors que l'Empire est un "grand de ce monde". Déjà, cette dernière expression ne colle pas, vu que la diplomatie affirma que le Mnibet est orgueilleux. Ha mais, se vanter, c'est pas de l'orgueil monsieur !... Nous avons pu voir les ambassades au Belondor. Deux qui devraient être fermées, et trois autres qui ne brillent pas par leur activité. Notons également que personne ne semble venir au rendez-vous de Sa Majesté pour ré-ouvrir des relations avec le Locquetas... Les relations positives avec les nations étrangères ne sont pas monnaies courantes. Passons désormais au niveau des organisations internationales. L'OMF-Terrae est morte, et le Belondor exècre les nations de Terra-Nova. Il reste donc le Sommet des Nations. Et là, vous allez rire : le Belondor est certes accepté, mais avec un statut égal à celui d'un simple observateur ! Plutôt amusant non ? Certes, le Mnibet n'a pas une grande place sur la scène international, mais lui a réussi à se faire accepter d'égal à égal dans une des deux organisations micromondiales. Le Belondor, non... Et ses diplomates sont plus souvent en congés faute de travail qu'à l'étranger.
Finissons-en sur le beau principe du Belondor (que nous avons éventé, quelle supercherie !) qui est de n'avoir des relations qu'avec les démocraties "parfaites". On ne peut pas dire que ça court les rues ça, les nations vraiment démocratiques, et que même le Belondor n'a pas de leçons à donner à ce sujet. C'est beau comme principe, mais en ces temps il ne peut conduire qu'à un renfermement du pays sur lui-même. Ce qui explique le mutisme de Sa Majesté quand il s'agit des Affaires Extérieures.
Rectificatif postérieur à la parution : la Prinipauté d'Argentorate n'est pas vraiment rattaché à Avaricum mais sous protectorat Avarois. Toutefois, Argentorate ne peut plus, à l'heure actuelle, être considérée comme une nation active.
Par : Léo le 10 mai 2007
Commençons par les récentes relations qu'a eut le Belondor avec une nation de Terra Nova, le Royaume du Mnibet. Un diplomate du Mnibet se présenta voilà trois mois, accompagné de nombreux présents raffinés et luxueux pour l'Empire, demandant à s'entretenir avec les autorités compétentes en matière de diplomatie afin de parvenir à la signature d'un Traité d'Entente Cordiale. Il fut reçut par Sa Majesté l'Impératrice. Or, selon l'article 40 de la Charte (ou Constitution) de l'Empire, seuls l'Empereur et son Consul des Affaires Étrangères sont aptes à négocier les traités internationaux. Voilà un bel irrespect de la législation la plus fondamentale, mais poursuivons. S'en suivit alors, deux jours d'attente plus tard pour le diplomate, un communiqué de l'Empereur annonçant qu'il le recevra. Le diplomate se rend enfin au Palais de Sa Majesté, pour qu'on l'informe que, ha ben non, ça va pas être possible en fait allez voir le Consul des Affaires Etrangères. Demi-tour du diplomate. Puis vint une second communiqué de Sa Majesté expliquant que en fait, ha ben si, l'Empereur pourra le recevoir. Retour au Palais, donc, et rencontre cordiale avec Sa Majesté qui "avait été malade". La conversation arriva sur la négociation de Traité, et Sa Majesté affirma alors "Quant à la possibilité d'ouvrir une ambassade et de reconnaitre la Monarchie mnibétaine, je ne dirai qu'un seul mot : oui !" Bien que toutefois, le Traité ne pourra être que un Traité d'Amitié étant donné l'état déplorable de la démocratie au Mnibet, ce mot étant même inconnu au vocabulaire Mnibétain. Là dessus, le diplomate s'étonne qu'avec un tel zèle démocratique le Belondor ne soit pas déjà une République. Ce en quoi il n'a pas tort. Puis Sa Majesté annonça que le diplomate recevra une première ébauche de Traité. Passe le temps, et rien n'arrive. Le mnibétain prend les devants et présente lui-même un Traité. Une semaine plus tard, légèrement agacé et on le comprend, le diplomate apprend que ce traité est "à [la] convenance" de Sa Majesté. Puis vint l'incident : lors d'un conférence de presse, Sa Majesté affirme qu'elle serait prête à appuyer, dans différents pays cités et dont le Mnibet, les autochtones démocrates, et notamment à soutenir financièrement les partis démocrates. De plus, Sa Majesté qualifia le Mnibet de "nation théocratique". Y voyant de l'ingérence et une injure à la Personne du Souverain Mnibétain -et son pouvoir-, le Royaume du Mnibet fait savoir qu'il arrête les relations sauf si Sa Majesté ne communique aucun "rectificatif", comprenez des excuses. Et là, aucune réaction du Belondor, jusqu'à ce que un mois plus tard il soit informé par la diplomatie mnibétaine de la promulgation d'un décret du Monarque du Mnibet, où il est institué une interdiction d'échanges commerciaux avec le Belondor, ainsi que le suivi policier des ressortissants belondaures au Royaume, en réaction aux "menaces" d'ingérence et aux insultes. L'affaire s'arrêtant alors, pour le moment, sur un communiqué de la diplomatie Belondaure, sous la direction directe du Consul Erasmus Nerym - lui-même directement subordonné à Sa Majesté-, affirmant entre autres choses "Le Belondor, grand pays de ce monde, ne peut se permettre d’engager des procédures diplomatiques à long terme avec des nations autocratiques, despotes, appliquant toujours la peine capitale, et se bouffant d’un orgueil mal placé en contradiction avec leur position ridicule sur la chaîne internationale." Retenez bien cette phrase (la "chaîne" internationale ? Quid ?!) tandis que nous passons aux insultes comprises dans la même lettre. Nous pouvons y voir "roitelet de pacotille" lorsqu'il s'agit du Souverain Mnibétain, et "ce morceau de potager" lorsqu'il s'agit du Mnibet. Un chef d'Etat, une nation, mais surtout un peuple insultés (est-ce eux les légumes de potager ?), le tout d'une seule lettre. Ils font fort, au Belondor !
Mais désormais éloignons-nous de ce cas particulier pour en venir au cas général. Le Belondor possède cinq ambassades : Avaricum, Ukvos, Russlavie, Argentorate, et le Silverland. Ukvos est une nation morte, et Argentorate est désormais rattachée à Avaricum, il ne reste donc plus que trois ambassades : Avaricum, Russlavie, et Silverland. Sur ces trois pays, deux appliquent la peine de mort, ce qui serait incompatible avec des relations diplomatique si l'on en croit la citation que nous avions retenu précédemment. Or, ce n'est pas le cas, d'où l'hypocrisie du pouvoir. Notez également que la peine de mort est abolie au Belondor depuis... six semaines précisément, donc pas de quoi se vanter. De plus, sur ces trois pays, l'un est une dictature, et un autre est une démocratie plus autoritaire que démocrate où les Droits de l'Homme n'ont pas cours. De plus, des relations s'ouvrent avec le Locquetas. Or, ce pays ne brillent pas non plus par sa démocratie et son respect des droits fondamentaux. Et donc, même principe qu'avec la peine capitale : le Belondor se fout pas mal de savoir si les pays avec qui il a des contacts sont bien ou non des démocraties.
Ensuite, revenons-en à la citation (toujours la même oui oui), lorsque la diplomatie belondaure affirme que le Mnibet a une "position ridicule sur la chaîne internationale" (la "scène", vous aurez compris), alors que l'Empire est un "grand de ce monde". Déjà, cette dernière expression ne colle pas, vu que la diplomatie affirma que le Mnibet est orgueilleux. Ha mais, se vanter, c'est pas de l'orgueil monsieur !... Nous avons pu voir les ambassades au Belondor. Deux qui devraient être fermées, et trois autres qui ne brillent pas par leur activité. Notons également que personne ne semble venir au rendez-vous de Sa Majesté pour ré-ouvrir des relations avec le Locquetas... Les relations positives avec les nations étrangères ne sont pas monnaies courantes. Passons désormais au niveau des organisations internationales. L'OMF-Terrae est morte, et le Belondor exècre les nations de Terra-Nova. Il reste donc le Sommet des Nations. Et là, vous allez rire : le Belondor est certes accepté, mais avec un statut égal à celui d'un simple observateur ! Plutôt amusant non ? Certes, le Mnibet n'a pas une grande place sur la scène international, mais lui a réussi à se faire accepter d'égal à égal dans une des deux organisations micromondiales. Le Belondor, non... Et ses diplomates sont plus souvent en congés faute de travail qu'à l'étranger.
Finissons-en sur le beau principe du Belondor (que nous avons éventé, quelle supercherie !) qui est de n'avoir des relations qu'avec les démocraties "parfaites". On ne peut pas dire que ça court les rues ça, les nations vraiment démocratiques, et que même le Belondor n'a pas de leçons à donner à ce sujet. C'est beau comme principe, mais en ces temps il ne peut conduire qu'à un renfermement du pays sur lui-même. Ce qui explique le mutisme de Sa Majesté quand il s'agit des Affaires Extérieures.
Rectificatif postérieur à la parution : la Prinipauté d'Argentorate n'est pas vraiment rattaché à Avaricum mais sous protectorat Avarois. Toutefois, Argentorate ne peut plus, à l'heure actuelle, être considérée comme une nation active.
Par : Léo le 10 mai 2007
dimanche 1 avril 2007
La Moldavia devient une proie
L'armée loyaliste russlave en marche pour la Moldavia
Alors que la guerre civile fait rage en Russlavie et que la quasi-totalité de la famille Impériale a été faite prisonnière par les révolutionnaires rouges, le Tsarévitch, Alexeiev Samsonov, seul membre de la famille Impériale encore libre, s'est retrouvé à la tête de dizaines de milliers soldats de l'armée Russlave, loyaux et voyant en lui le digne sauveur de l'Empire, en sa qualité de rejeton du Tsar.
Mais cette impressionnante armée ralliée à sa cause dûe faire face à la réalité : plus aucun approvisionnement de vivres n'arrivait à destination depuis le début des conflits, et les courriers non plus. En bon soldats, n'ayant aucune connaissance de ce qui se déroulait dans le pays, ils se contentait de ronger leur frein à défaut d'autre chose, jusqu'à ce que le Tsarévitch se pointe. Mais pour sauver la nation, il leur faudrait remonter jusqu'à Gornograd où le gros des forces révolutionnaires ainsi que leurs dirigeants se trouvaient. Parcourir des centaines de kilomètres, le ventre vide, sans pouvoir trouver de vivre sur ces terres dévastés où les révolutionnaires étaient déjà passés.
De source sûre, nous pouvons affirmer que, en bon stratège ayant fait l'école nationale de l'armée grâce à un bon coup de piston, le peut-être futur sauveur de la nation russlavie décida de prendre le chemin inverse à Gornograd pour faire des razzias en territoire Edoranais, en passant par la Moldavia (sans ses sabots). De gré ou plus probablement de force, les paysans du coin devront s'investir pour faire le plein de pain et de wodka des troupes russlaves. Des conscriptions forcés, viols et pillages sont à présumer sur la route que tracera l'impressionnante armée loyaliste.
La Moldavia tremble désormais, mais comment ne pas se douter que les évènements de Russlavie respecteraient les frontières ?
[Article faux : poisson d'avril !]
Par : Le Panard Déchainé le 01 avril 1907
Alors que la guerre civile fait rage en Russlavie et que la quasi-totalité de la famille Impériale a été faite prisonnière par les révolutionnaires rouges, le Tsarévitch, Alexeiev Samsonov, seul membre de la famille Impériale encore libre, s'est retrouvé à la tête de dizaines de milliers soldats de l'armée Russlave, loyaux et voyant en lui le digne sauveur de l'Empire, en sa qualité de rejeton du Tsar.
Mais cette impressionnante armée ralliée à sa cause dûe faire face à la réalité : plus aucun approvisionnement de vivres n'arrivait à destination depuis le début des conflits, et les courriers non plus. En bon soldats, n'ayant aucune connaissance de ce qui se déroulait dans le pays, ils se contentait de ronger leur frein à défaut d'autre chose, jusqu'à ce que le Tsarévitch se pointe. Mais pour sauver la nation, il leur faudrait remonter jusqu'à Gornograd où le gros des forces révolutionnaires ainsi que leurs dirigeants se trouvaient. Parcourir des centaines de kilomètres, le ventre vide, sans pouvoir trouver de vivre sur ces terres dévastés où les révolutionnaires étaient déjà passés.
De source sûre, nous pouvons affirmer que, en bon stratège ayant fait l'école nationale de l'armée grâce à un bon coup de piston, le peut-être futur sauveur de la nation russlavie décida de prendre le chemin inverse à Gornograd pour faire des razzias en territoire Edoranais, en passant par la Moldavia (sans ses sabots). De gré ou plus probablement de force, les paysans du coin devront s'investir pour faire le plein de pain et de wodka des troupes russlaves. Des conscriptions forcés, viols et pillages sont à présumer sur la route que tracera l'impressionnante armée loyaliste.
La Moldavia tremble désormais, mais comment ne pas se douter que les évènements de Russlavie respecteraient les frontières ?
[Article faux : poisson d'avril !]
Par : Le Panard Déchainé le 01 avril 1907
jeudi 29 mars 2007
International : Mnibet
Deux avancées sociales -trés- limitées au lointain et montagneux Royaume du Mnibet
Tandis qu'à l'assemblée les résultats du vote pour le Traité de Reconnaissance entre le Saint-Empire d'Edoran et le Royaume du Mnibet semblent avoir été oubliés dans un tiroir poussiéreux depuis trois semaines, le Mnibet nous fait voir que l'on peut être une monarchie absolue, féodale, quasi-médiévale, où le pouvoir spirituel se confond parfois avec le temporel, sans pour autant oublier le social pourtant. En effet, Sa Majesté l'Outamaraya, voulant dire "Roi Suprême" en Mnibétain, Dorje Dorsel III le souverain de ce petit pays a fait paraître deux décrets ce mardi 28 mars 1907. Equivalents à des lois étant donné l'immense pouvoir du monarque, ces décrets ne sont pas de réelles révolutions, mais on pourrait presque y voir comme la volonté de faire le bonheur, partiel, de son peuple. Ou au moins d'une partie.
Ces décrets font suite à une réunion d'une institution nommée "Tsongdu", l'équivalent d'une assemblée nationale trés restreinte où palabrent des nobles choisis par le Roi pour l'aider à légiférer et où les seuls termes de "vote" et de "démocratie" est inconnu voir grossier, comme dans le reste du pays d'ailleurs. D'aprés nos sources, si le Souverain aime écouter ses humbles vassaux arrivistes, il n'aime pas que l'on essaie trop longtemps de le faire changer d'avis. On en a empalé pour moins que ça. Le souverain décide donc de lui-même des lois, et de la politique du pays, n'ayant de compte à rendre à personne, et ses Conseillers (équivalents de ministres) s'occupent de leur application à la place de Sa Majesté. Quel beau pays vu comme ça...
Le premier décret stipule que le droit de manifester est acquis, non pas au peuple entier, mais uniquement aux ecclésiastiques, aux religieux du Temple Bouddhinste si ceux-ci reçoivent l'accord du "Grand Maître" de leur Canton (le Royaume en possède quatre, dont trois sous l'autorité directe d'un vassal du Roi, le quatrième sous celle de ce dernier), c'est-à-dire la plus haute autorité religieuse de ce Canton. Il est également inscrit que l'Etat devra être informé, par le biais d'un Conseiller, ainsi que la Maison Cantonale (signifiant la noblesse, ou "famille", d'un Canton). Ainsi donc le droit de manifester et son encadrement semble être accordé uniquement au Clergé sans que l'Etat n'ait le moindre droit de regard, bien qu'il puisse envoyé ses soldats pour veiller au grain. Mais ça n'est pas mentionné, pas si bête. Voilà qui est bien étrange pour nous. Mais pour bien saisir il faut savoir que, depuis des temps immémoriaux, les religieux ont pris l'habitude de protester "pacifiquement" (comprendre s'assoir en masse par terre sans bouger, et non pas défiler dans la rue avec des pancartes). Cela a pu d'ailleurs être remarqué à plusieurs reprises en Russlavie, ainsi qu'en Dastornia où ils furent violemment réprimés pour avoir soutenu des ouvriers grévistes. Ainsi donc, le Roi accorde un droit qu'ils avaient déjà pris... Bon, au moins la chose est claire. Les grands oubliés du décret semblent être le peuple, la populace, la masse travailleuse, bref, le Tiers-Etat, qui lui n'a pas reçu ce droit. Mais, ça, Sa Majesté ne s'en soucis guère. Espérons pour eux que les religieux useront de leur droit pour devenir leur porte-parole, ce qui pourrait être probable, mais l'avenir seul nous le dira.
Le second décret, quant à lui, se rapprocherait presque, mais de loin tout de même, du syndicalisme. Dans ce pays dénué d'usine, ayant une tout autre notion de l'entreprise et du patronat et où la production est artisanale, est née l'organisme nommé "Conseil des métiers", en fait plusieurs regroupés sous la même dénomination. Il a pour objectif de faire un lien entre les artisans et le pouvoir, afin que ces premiers fassent part à l'Etat, dans un rapport, de l'état général de leur corps de métier (par exemple l'ébénisterie, la maçonnerie, la poterie, l'agriculture de millet...). Un Conseil est composé de dix membres, des artisans ayant "brillamment réussi", et choisis par un "Magistrat impartial" : un membre du Clergé choisi par l'Etat. Ainsi au Mnibet, les religieux sont dignes de confiance (quel dépaysement !) et l'Etat n'hésite pas à leur accorder du pouvoir et des droits. Ces membres se réunissent tous les deux mois dans une capitale (la capitale nationale ou une capitale cantonale) et leur réunion devra être observée par un représentant de l'Etat. Au cas où. Leur rapport devrait ensuite être "pris en compte" par le gouvernement. Est-ce de bonne foi ou bien une manière de faire croire que le Roi est à l'écoute des travailleurs ? Enfin, des travailleurs... N'oublions pas que ceux qui ont un mot à dire sont choisis et peu nombreux, donc théoriquement peu représentatifs. Voilà une décision aux résultats limités.
Un droit de manifestation à une minorité, un micro-syndicalisme trés mitigé... Bref, un tout petit pas social dans un pays totalitaire.
Par : Le Panard Déchainé le 29 mars 1907
Tandis qu'à l'assemblée les résultats du vote pour le Traité de Reconnaissance entre le Saint-Empire d'Edoran et le Royaume du Mnibet semblent avoir été oubliés dans un tiroir poussiéreux depuis trois semaines, le Mnibet nous fait voir que l'on peut être une monarchie absolue, féodale, quasi-médiévale, où le pouvoir spirituel se confond parfois avec le temporel, sans pour autant oublier le social pourtant. En effet, Sa Majesté l'Outamaraya, voulant dire "Roi Suprême" en Mnibétain, Dorje Dorsel III le souverain de ce petit pays a fait paraître deux décrets ce mardi 28 mars 1907. Equivalents à des lois étant donné l'immense pouvoir du monarque, ces décrets ne sont pas de réelles révolutions, mais on pourrait presque y voir comme la volonté de faire le bonheur, partiel, de son peuple. Ou au moins d'une partie.
Ces décrets font suite à une réunion d'une institution nommée "Tsongdu", l'équivalent d'une assemblée nationale trés restreinte où palabrent des nobles choisis par le Roi pour l'aider à légiférer et où les seuls termes de "vote" et de "démocratie" est inconnu voir grossier, comme dans le reste du pays d'ailleurs. D'aprés nos sources, si le Souverain aime écouter ses humbles vassaux arrivistes, il n'aime pas que l'on essaie trop longtemps de le faire changer d'avis. On en a empalé pour moins que ça. Le souverain décide donc de lui-même des lois, et de la politique du pays, n'ayant de compte à rendre à personne, et ses Conseillers (équivalents de ministres) s'occupent de leur application à la place de Sa Majesté. Quel beau pays vu comme ça...
Le premier décret stipule que le droit de manifester est acquis, non pas au peuple entier, mais uniquement aux ecclésiastiques, aux religieux du Temple Bouddhinste si ceux-ci reçoivent l'accord du "Grand Maître" de leur Canton (le Royaume en possède quatre, dont trois sous l'autorité directe d'un vassal du Roi, le quatrième sous celle de ce dernier), c'est-à-dire la plus haute autorité religieuse de ce Canton. Il est également inscrit que l'Etat devra être informé, par le biais d'un Conseiller, ainsi que la Maison Cantonale (signifiant la noblesse, ou "famille", d'un Canton). Ainsi donc le droit de manifester et son encadrement semble être accordé uniquement au Clergé sans que l'Etat n'ait le moindre droit de regard, bien qu'il puisse envoyé ses soldats pour veiller au grain. Mais ça n'est pas mentionné, pas si bête. Voilà qui est bien étrange pour nous. Mais pour bien saisir il faut savoir que, depuis des temps immémoriaux, les religieux ont pris l'habitude de protester "pacifiquement" (comprendre s'assoir en masse par terre sans bouger, et non pas défiler dans la rue avec des pancartes). Cela a pu d'ailleurs être remarqué à plusieurs reprises en Russlavie, ainsi qu'en Dastornia où ils furent violemment réprimés pour avoir soutenu des ouvriers grévistes. Ainsi donc, le Roi accorde un droit qu'ils avaient déjà pris... Bon, au moins la chose est claire. Les grands oubliés du décret semblent être le peuple, la populace, la masse travailleuse, bref, le Tiers-Etat, qui lui n'a pas reçu ce droit. Mais, ça, Sa Majesté ne s'en soucis guère. Espérons pour eux que les religieux useront de leur droit pour devenir leur porte-parole, ce qui pourrait être probable, mais l'avenir seul nous le dira.
Le second décret, quant à lui, se rapprocherait presque, mais de loin tout de même, du syndicalisme. Dans ce pays dénué d'usine, ayant une tout autre notion de l'entreprise et du patronat et où la production est artisanale, est née l'organisme nommé "Conseil des métiers", en fait plusieurs regroupés sous la même dénomination. Il a pour objectif de faire un lien entre les artisans et le pouvoir, afin que ces premiers fassent part à l'Etat, dans un rapport, de l'état général de leur corps de métier (par exemple l'ébénisterie, la maçonnerie, la poterie, l'agriculture de millet...). Un Conseil est composé de dix membres, des artisans ayant "brillamment réussi", et choisis par un "Magistrat impartial" : un membre du Clergé choisi par l'Etat. Ainsi au Mnibet, les religieux sont dignes de confiance (quel dépaysement !) et l'Etat n'hésite pas à leur accorder du pouvoir et des droits. Ces membres se réunissent tous les deux mois dans une capitale (la capitale nationale ou une capitale cantonale) et leur réunion devra être observée par un représentant de l'Etat. Au cas où. Leur rapport devrait ensuite être "pris en compte" par le gouvernement. Est-ce de bonne foi ou bien une manière de faire croire que le Roi est à l'écoute des travailleurs ? Enfin, des travailleurs... N'oublions pas que ceux qui ont un mot à dire sont choisis et peu nombreux, donc théoriquement peu représentatifs. Voilà une décision aux résultats limités.
Un droit de manifestation à une minorité, un micro-syndicalisme trés mitigé... Bref, un tout petit pas social dans un pays totalitaire.
Par : Le Panard Déchainé le 29 mars 1907
lundi 26 mars 2007
Une Association Caritative
Les bouddhinstes sur les plates-bandes des éthéristes, et une Impératrice en réclame.
Tandis que le concile des grabataires... Pardon, ma plume a fourché. Tandis que le concile des pontifes éthériens se réunit en Alémanie sur la demande de Son Eminence le pontife Meletios afin de discuter sur l'éventualité d'une inquisition visant à interdire le culte bouddhinste en Edoran et à rendre cette religion hérétique, le Ministre de l'Intérieur Son Altesse Illustrissime Charles-Alexandre de Fricard, récemment promu au gouvernement le 18 mars dernier par le Chancelier Son Altesse le Prince Alexandre-François de Freshville, vient d'autoriser ce jour une association caritative bouddhinste internationale, dénommé "Kunja" et signifiant "Bouquet d'Arbres" en Mnibétain d'aprés nos informateurs, à s'implanter en Edoran, suite à la demande de Son Eminence le Grand Maître Chaitanya Chinmay. Il paraitrait, dans les milieux autorisés, que le Ministre de l'Intérieur et l'Eminence Bouddhinste ne rejèteraient pas l'éventualité d'une collaboration, encore obscure à l'heure actuelle, entre le ministère et l'association.
Le concile. Parlons-en, ou plutôt de la volonté du pontife Mélétios. En effet, celui-ci montre une forte animosité à l'encontre du culte bouddhinste, malgré la bonne volonté de son représentant Chaitanya le barbu. En effet, Son Incontinence le pontife Meletios traite le bouddhinsme de "secte dangereuse". Or, malgré sa sagesse bien connue dans les maisons de retraite, il n'arrive pas à appuyer son opinion, ce qui laisse penser que celle-ci est sans fondement. En l'écoutant, on peut s'apercevoir de suite qu'il craint surtout la fuite de ses fidèles et de leurs sousous. Le danger du bouddhinsme est donc qu'il est plus attirant que l'éthérisme. Mais va savoir pourquoi !
De son côté, l'association Kunja, financée uniquement par des dons, est déjà présente en Sainte Russlavie, qui fut durant plusieurs mois son unique siège, puis s'est implantée en Dastornia. Officiellement bouddhinste, donc gérée par des bénévoles fidèles de ce culte, l'association compte également comme employés bénévoles des personnes de toutes religions et de toutes classes, afin d'aider les miséreux de diverses façons, comme des distribution gratuites de biens de première nécessité, ce en quoi on ne peut leur trouver de torts, bien que les mauvaises langues diront qu'il s'agit d'un procédé insidieux visant à l'évangélisation des peuples en donnant une bonne image du bouddhinsme. Si l'objectif réel n'est pas là (d'ailleurs, comment tenir rigueur sans être hypocrite à des gens prônant si ouvertement l'amour et le partage ?), certaines études montrent tout de même que les actions de l'association ont un effet sur la propagation du bouddhinsme.
Pour en revenir à l'insertion de l'association en Edoran, nous pouvons nous amuser de voir que pour aider les nécessiteux du Saint-Empire, seule une religion dite "étrangère" semble faire l'affaire. Mais que font les éthéristes ? Ils mangent, boivent, et discutent. Quant ils n'appellent pas à condamner au bucher les hérétiques. Les bouddhinstes, eux, agissent. Les éthéristes ralent, les bouddhinstes sauvent des vies. Le parti est vite prit, surtout lorsque les uns veulent envoyer au bucher (espérons que ce ne soit qu'une image) les autres qui veulent aider tout le monde. Sans oublier les propos du pontife, affirmant "L'Eglise veille" à Albane-Ursula Plakniss (U.N.E.). Oui, l'Eglise ouvre les yeux, mais croise les bras.
Notons tout de même que l'association s'est trouvé une alliée de taille. Et quelle taille ! La presque jeune et tout à fait jolie Sa Majesté Impériale l'Impératrice Anna-Christina est devenue officiellement la marraine de Kunja, officialisation faite par le biais de nombreuses affiches de réclame, aussi bien en Edoran que dans toutes les nations où le bouddhinsme est présent. Je serais trés mesquin en affirmant que ce parrainage est une fantastique occasion pour l'Impératrice de se faire connaître dans tout le micromonde comme une protectrice des faibles. Ho oui, je serais mesquin en l'affirmant, mais sans doute vois-je trop l'hypocrisie partout.
Par : Le Panard Déchainé le 26 mars 1907
Tandis que le concile des grabataires... Pardon, ma plume a fourché. Tandis que le concile des pontifes éthériens se réunit en Alémanie sur la demande de Son Eminence le pontife Meletios afin de discuter sur l'éventualité d'une inquisition visant à interdire le culte bouddhinste en Edoran et à rendre cette religion hérétique, le Ministre de l'Intérieur Son Altesse Illustrissime Charles-Alexandre de Fricard, récemment promu au gouvernement le 18 mars dernier par le Chancelier Son Altesse le Prince Alexandre-François de Freshville, vient d'autoriser ce jour une association caritative bouddhinste internationale, dénommé "Kunja" et signifiant "Bouquet d'Arbres" en Mnibétain d'aprés nos informateurs, à s'implanter en Edoran, suite à la demande de Son Eminence le Grand Maître Chaitanya Chinmay. Il paraitrait, dans les milieux autorisés, que le Ministre de l'Intérieur et l'Eminence Bouddhinste ne rejèteraient pas l'éventualité d'une collaboration, encore obscure à l'heure actuelle, entre le ministère et l'association.
Le concile. Parlons-en, ou plutôt de la volonté du pontife Mélétios. En effet, celui-ci montre une forte animosité à l'encontre du culte bouddhinste, malgré la bonne volonté de son représentant Chaitanya le barbu. En effet, Son Incontinence le pontife Meletios traite le bouddhinsme de "secte dangereuse". Or, malgré sa sagesse bien connue dans les maisons de retraite, il n'arrive pas à appuyer son opinion, ce qui laisse penser que celle-ci est sans fondement. En l'écoutant, on peut s'apercevoir de suite qu'il craint surtout la fuite de ses fidèles et de leurs sousous. Le danger du bouddhinsme est donc qu'il est plus attirant que l'éthérisme. Mais va savoir pourquoi !
De son côté, l'association Kunja, financée uniquement par des dons, est déjà présente en Sainte Russlavie, qui fut durant plusieurs mois son unique siège, puis s'est implantée en Dastornia. Officiellement bouddhinste, donc gérée par des bénévoles fidèles de ce culte, l'association compte également comme employés bénévoles des personnes de toutes religions et de toutes classes, afin d'aider les miséreux de diverses façons, comme des distribution gratuites de biens de première nécessité, ce en quoi on ne peut leur trouver de torts, bien que les mauvaises langues diront qu'il s'agit d'un procédé insidieux visant à l'évangélisation des peuples en donnant une bonne image du bouddhinsme. Si l'objectif réel n'est pas là (d'ailleurs, comment tenir rigueur sans être hypocrite à des gens prônant si ouvertement l'amour et le partage ?), certaines études montrent tout de même que les actions de l'association ont un effet sur la propagation du bouddhinsme.
Pour en revenir à l'insertion de l'association en Edoran, nous pouvons nous amuser de voir que pour aider les nécessiteux du Saint-Empire, seule une religion dite "étrangère" semble faire l'affaire. Mais que font les éthéristes ? Ils mangent, boivent, et discutent. Quant ils n'appellent pas à condamner au bucher les hérétiques. Les bouddhinstes, eux, agissent. Les éthéristes ralent, les bouddhinstes sauvent des vies. Le parti est vite prit, surtout lorsque les uns veulent envoyer au bucher (espérons que ce ne soit qu'une image) les autres qui veulent aider tout le monde. Sans oublier les propos du pontife, affirmant "L'Eglise veille" à Albane-Ursula Plakniss (U.N.E.). Oui, l'Eglise ouvre les yeux, mais croise les bras.
Notons tout de même que l'association s'est trouvé une alliée de taille. Et quelle taille ! La presque jeune et tout à fait jolie Sa Majesté Impériale l'Impératrice Anna-Christina est devenue officiellement la marraine de Kunja, officialisation faite par le biais de nombreuses affiches de réclame, aussi bien en Edoran que dans toutes les nations où le bouddhinsme est présent. Je serais trés mesquin en affirmant que ce parrainage est une fantastique occasion pour l'Impératrice de se faire connaître dans tout le micromonde comme une protectrice des faibles. Ho oui, je serais mesquin en l'affirmant, mais sans doute vois-je trop l'hypocrisie partout.
Par : Le Panard Déchainé le 26 mars 1907
mardi 20 mars 2007
Retour sur les pendaisons
Retour sur l'affaire des trois assassinats sauvages de bouddhinstes à Alliancia
Conformément aux usages et aux croyances bouddhinstes, la cérémonie dite de "l'Ultime Honneur", issue d'une ancestrale coutume mnibétaine, fut réalisée par les familles des malheureuses victimes, assassinées pour des raisons encore inconnues dans la nuit du 16 au 17 mars. Pour accomplir ce rituel bouddhinste obligatoire, les proches des disparus ont du se recueillir auprés des corps durant deux jours et deux nuit. Les proches ne purent se nourrir qu'au crépuscule de chacune de ces deux journées, et ne pas dormir. En aparté, je me vois dans l'obligation de déconseiller les âmes sensibles de poursuivre la lecture de ce paragraphe. Poursuivons. Suite à ce recueillement, les corps ont été désossés et vidés de leurs entrailles. Les viscères et les os furent parfumés, séchés puis brûlés, et les cendres furent dispersées autour des maisons des défunts. Les chairs furent découpées et, d'aprés mes recherches sur les rituels bouddhinstes, car fort heureusement on ne m'a pas autorisé à observer la scène, disposées sur un autel mortuaire où les bêtes viendront manger cette viande humaine. Les familles n'ont pas acceptées de me dire où l'autel fut installé. Cette cérémonie pouvant paraitre odieuse, atroce, ou choquante pour les non-bouddhinstes permettrait à l'âme du défunt de quitter le corps afin de se réincarner. Décidément, les bouddhinstes ont le coeur bien accroché et des rites bien... exotiques.
Revenons-en à l'affaire des pendaisons. L'hypothèse la plus avancée serait qu'il s'agit d'un crime à l'encontre de l'appartenance religieuse des victimes. Rien n'est encore sûr, mais la conjoncture actuelle fait que tout porte à croire que des personnes influençables auraient pu être poussée à ce crime. En effet, les multiples réactions violentes de l'Eglise, représentée par le pontife Meletios, à l'encontre de la religion étrangère auraient pu avoir comme effet d'attiser une haine des edorans les plus conservateurs, voir des intégristes éthéristes. Bien entendu, il ne pourrait s'agir que d'une minorité, ce qui est le plus probable étant donné les réactions des politiques et de nombreux badauds que votre dévoué a pu interroger. Quoi qu'il en soit, l'Eglise possède une grande influence et il se pourrait que, inconsciemment, elle ait poussé de pauvres idiots à commettre un acte aussi affreux envers des innocents. N'oublions surtout pas que l'Eglise a condamné publiquement les pendaisons, celles-ci allant à l'encontre de "ses valeurs".
Ce qui est sur dans ce fait-divers, peu courant tout de même, c'est qu'il deviendra sans doute le symbole des tensions existantes entre les deux cultes, de l'intolérance de certains à l'encontre des découpeurs de cadavres, s'il s'agit bien d'un crime à caractère religieux comme l'hypothèse que nous avançâmes présentement.
Par : Le Panard Déchainé le 20 mars 1907
Conformément aux usages et aux croyances bouddhinstes, la cérémonie dite de "l'Ultime Honneur", issue d'une ancestrale coutume mnibétaine, fut réalisée par les familles des malheureuses victimes, assassinées pour des raisons encore inconnues dans la nuit du 16 au 17 mars. Pour accomplir ce rituel bouddhinste obligatoire, les proches des disparus ont du se recueillir auprés des corps durant deux jours et deux nuit. Les proches ne purent se nourrir qu'au crépuscule de chacune de ces deux journées, et ne pas dormir. En aparté, je me vois dans l'obligation de déconseiller les âmes sensibles de poursuivre la lecture de ce paragraphe. Poursuivons. Suite à ce recueillement, les corps ont été désossés et vidés de leurs entrailles. Les viscères et les os furent parfumés, séchés puis brûlés, et les cendres furent dispersées autour des maisons des défunts. Les chairs furent découpées et, d'aprés mes recherches sur les rituels bouddhinstes, car fort heureusement on ne m'a pas autorisé à observer la scène, disposées sur un autel mortuaire où les bêtes viendront manger cette viande humaine. Les familles n'ont pas acceptées de me dire où l'autel fut installé. Cette cérémonie pouvant paraitre odieuse, atroce, ou choquante pour les non-bouddhinstes permettrait à l'âme du défunt de quitter le corps afin de se réincarner. Décidément, les bouddhinstes ont le coeur bien accroché et des rites bien... exotiques.
Revenons-en à l'affaire des pendaisons. L'hypothèse la plus avancée serait qu'il s'agit d'un crime à l'encontre de l'appartenance religieuse des victimes. Rien n'est encore sûr, mais la conjoncture actuelle fait que tout porte à croire que des personnes influençables auraient pu être poussée à ce crime. En effet, les multiples réactions violentes de l'Eglise, représentée par le pontife Meletios, à l'encontre de la religion étrangère auraient pu avoir comme effet d'attiser une haine des edorans les plus conservateurs, voir des intégristes éthéristes. Bien entendu, il ne pourrait s'agir que d'une minorité, ce qui est le plus probable étant donné les réactions des politiques et de nombreux badauds que votre dévoué a pu interroger. Quoi qu'il en soit, l'Eglise possède une grande influence et il se pourrait que, inconsciemment, elle ait poussé de pauvres idiots à commettre un acte aussi affreux envers des innocents. N'oublions surtout pas que l'Eglise a condamné publiquement les pendaisons, celles-ci allant à l'encontre de "ses valeurs".
Ce qui est sur dans ce fait-divers, peu courant tout de même, c'est qu'il deviendra sans doute le symbole des tensions existantes entre les deux cultes, de l'intolérance de certains à l'encontre des découpeurs de cadavres, s'il s'agit bien d'un crime à caractère religieux comme l'hypothèse que nous avançâmes présentement.
Par : Le Panard Déchainé le 20 mars 1907
Législatives, première partie
Le Panard analysera dans une suite d'articles différents moments clés de "l'aprés-législatives". Aujourd'hui, la conférence de presse de l'UBE.
Suite aux élections législatives, l'Union Bourgeoise Edoranaise, ayant acquis 12 sièges au Parlement, a donné une conférence de presse à sa permanence, monsieur Nicolas Burgond de Lachenaye le président du parti se présentant pour répondre aux questions des journalistes présents. Le Panard Déchainé votre trés dévoué était bien évidemment de la partie. La conférence débuta, comment s'en passer on ne peut s'en lasser, d'un discours du président tout fier derrière son pupitre, vantant les mérites de la bourgeoisie, gloire du pays, et cetera, et cetera. Répondant à une première question sur le sujet de l'exploitation du prolétariat par la bourgeoisie, monsieur Burgond affirma que "les rôles doivent être respectés" : l'ouvrier est le bras, le bourgeois la tête donc. Mais proportionnellement au travail accompli par chacun, les bourgeois semblent mieux profiter des richesses sensées être redonnées à tous par la "redistribution salariale". Cigares, costumes, spectacles et confort de luxe, tout est bon pour l'afficher au grand jour d'ailleurs, et si les bourgeois travaillaient, par la "difficile tâche d'organiser le travail des ouvriers" dixit le Comte, autant qu'ils gagnent, et ce de la même façon que les ouvriers, ils feraient des journées de soixante heures. Il y a quelque chose de pourri. Monsieur Burgond ne semble pas sortir bien souvent manier la fraiseuse.
Puis les questions en vinrent au thème de la religion. Bien entendu pour le président de l'UBE, l'Eglise éthériste doit avoir une place de premier choix en Edoran, mais que toutefois il reconnait la liberté de culte, de façon privée, ou "semi-privée". Nous ignorons ce qu'il veut d'ailleurs dire par "semi-privé". Peut-être que ça signifie lorsque l'on prie la porte ouverte. Puis nous en vînmes à la question de l'implication de l'Etat contre les discriminations religieuses. Là dessus, le président fut évasif, et répondit à côté de la plaque par une pirouette en citant le cas des pendaisons à Alliancia, affirmant que ce crime "méprisable" (ce terme signifiant que ces pendaisons ne sont pas dignes d'attention, soit dit en passant) mérite un châtiment. Mais il ne dit mot sur d'éventuelles actions préventives ou punitives contre les discriminations.
Enfin, le Comte de Lachenaye jugea exagérés les divers propos du Pontife Meletios sur le culte Bouddhinste, tout en insistant là-dessus sur la liberté d'expression, et sur le fait que ce n'est pas la première fois. Le quotidien et l'habitude autorisent ainsi l'intolérance exacerbée, et la liberté d'expression autorise désormais les accusations diffamatoires et les appels à la violence. Drôles de façons de voir les choses. Or, monsieur Burgond est dubitatif quand à la correspondance des propos du pontife comme étant des appels à la violence, ce que le Panard soutiens bec et plume. Revenons maintenant par une subtile transition sur les dires du Pontife Meletios, ce représentant de l'autorité de l'Eglise de par son statut, et donc la parole à écouter et à croire pour nombre d'éthéristes convaincus. Celui-ci a, et ce à plusieurs reprises, affirmé publiquement que le culte bouddhinste est une "secte dangereuse". Or, dans l'esprit des personnes faibles et influençables, la démarche de pensée, inconsciemment, ne peut être que la suivante : ce qui est dangereux est un ennemi, et ce qui est ennemi est à abattre ou à exclure. Voilà bien où peuvent conduire des propos immodérés de la part d'une personnalité aussi influente.
Par : Le Panard Déchainé le 20 mars 1907
Suite aux élections législatives, l'Union Bourgeoise Edoranaise, ayant acquis 12 sièges au Parlement, a donné une conférence de presse à sa permanence, monsieur Nicolas Burgond de Lachenaye le président du parti se présentant pour répondre aux questions des journalistes présents. Le Panard Déchainé votre trés dévoué était bien évidemment de la partie. La conférence débuta, comment s'en passer on ne peut s'en lasser, d'un discours du président tout fier derrière son pupitre, vantant les mérites de la bourgeoisie, gloire du pays, et cetera, et cetera. Répondant à une première question sur le sujet de l'exploitation du prolétariat par la bourgeoisie, monsieur Burgond affirma que "les rôles doivent être respectés" : l'ouvrier est le bras, le bourgeois la tête donc. Mais proportionnellement au travail accompli par chacun, les bourgeois semblent mieux profiter des richesses sensées être redonnées à tous par la "redistribution salariale". Cigares, costumes, spectacles et confort de luxe, tout est bon pour l'afficher au grand jour d'ailleurs, et si les bourgeois travaillaient, par la "difficile tâche d'organiser le travail des ouvriers" dixit le Comte, autant qu'ils gagnent, et ce de la même façon que les ouvriers, ils feraient des journées de soixante heures. Il y a quelque chose de pourri. Monsieur Burgond ne semble pas sortir bien souvent manier la fraiseuse.
Puis les questions en vinrent au thème de la religion. Bien entendu pour le président de l'UBE, l'Eglise éthériste doit avoir une place de premier choix en Edoran, mais que toutefois il reconnait la liberté de culte, de façon privée, ou "semi-privée". Nous ignorons ce qu'il veut d'ailleurs dire par "semi-privé". Peut-être que ça signifie lorsque l'on prie la porte ouverte. Puis nous en vînmes à la question de l'implication de l'Etat contre les discriminations religieuses. Là dessus, le président fut évasif, et répondit à côté de la plaque par une pirouette en citant le cas des pendaisons à Alliancia, affirmant que ce crime "méprisable" (ce terme signifiant que ces pendaisons ne sont pas dignes d'attention, soit dit en passant) mérite un châtiment. Mais il ne dit mot sur d'éventuelles actions préventives ou punitives contre les discriminations.
Enfin, le Comte de Lachenaye jugea exagérés les divers propos du Pontife Meletios sur le culte Bouddhinste, tout en insistant là-dessus sur la liberté d'expression, et sur le fait que ce n'est pas la première fois. Le quotidien et l'habitude autorisent ainsi l'intolérance exacerbée, et la liberté d'expression autorise désormais les accusations diffamatoires et les appels à la violence. Drôles de façons de voir les choses. Or, monsieur Burgond est dubitatif quand à la correspondance des propos du pontife comme étant des appels à la violence, ce que le Panard soutiens bec et plume. Revenons maintenant par une subtile transition sur les dires du Pontife Meletios, ce représentant de l'autorité de l'Eglise de par son statut, et donc la parole à écouter et à croire pour nombre d'éthéristes convaincus. Celui-ci a, et ce à plusieurs reprises, affirmé publiquement que le culte bouddhinste est une "secte dangereuse". Or, dans l'esprit des personnes faibles et influençables, la démarche de pensée, inconsciemment, ne peut être que la suivante : ce qui est dangereux est un ennemi, et ce qui est ennemi est à abattre ou à exclure. Voilà bien où peuvent conduire des propos immodérés de la part d'une personnalité aussi influente.
Par : Le Panard Déchainé le 20 mars 1907
vendredi 16 mars 2007
Pendaisons sauvages
Trois assassinats, un décés. Ils tombent comme des mouches !
* La corde aux pieds :
C'est un bien mauvais réveil que connurent les habitants du quartier de la grande place du centre-ville d'Alliancia. Trois cadavres furent découverts, vraisemblablement de bouddhinstes. Il étaient pendus par les pieds, et à l'heure actuelle la police n'ignore aucune piste. Mais à qui profite le crime ? Vu les derniers évènements, cela doit bien plaire au Pontife Meletios.
* Au suivant en Moldavia :
Le dauphin au doux nom d'Idhomène VIII Kosturi succèdera au trône laissé vide de feu Sa Majesté Royale Alexandru III. Que ceux que ça intéresse lèvent la main !
Par : Le Panard Déchainé le 16 mars 1907
* La corde aux pieds :
C'est un bien mauvais réveil que connurent les habitants du quartier de la grande place du centre-ville d'Alliancia. Trois cadavres furent découverts, vraisemblablement de bouddhinstes. Il étaient pendus par les pieds, et à l'heure actuelle la police n'ignore aucune piste. Mais à qui profite le crime ? Vu les derniers évènements, cela doit bien plaire au Pontife Meletios.
* Au suivant en Moldavia :
Le dauphin au doux nom d'Idhomène VIII Kosturi succèdera au trône laissé vide de feu Sa Majesté Royale Alexandru III. Que ceux que ça intéresse lèvent la main !
Par : Le Panard Déchainé le 16 mars 1907
Echaufourée Religieuse
Combat public et verbal de barbus religieux
De nombreuses personnes furent témoins d'une joute verbale sans pareil entre Son Eminence le Pontife Méletios, Doyen du Concile et éthériste con-vaincu, et Son Eminence Chaitanya Chinmay, Grand Maître de son état, le bouddhinste. Ce dernier jugea publiquement les propos du représentant de l'Eglise, à propos des récents évènements violents romanegrins de nationalistes à l'encontre des communautés Hébaïtes et Halawites, comme étant des "absurdités". L'éthériste pris la mouche et l'accusa d'insulter l'Eglise entière, et somma qu'on l'arrête, le "capture", le torture afin d'expier ses péchés. Ce furent ses propres mots, montrant bien que la liberté d'opinion est bel et bien bafouée et non-reconnue par l'Eglise. En tout cas, quand ça l'arrange, et sans doute aimerait-elle bien pouvoir envoyer au cachot médiéval les infidèles et les personnes ayant une opinion différente ou contraire à la doctrine éthériste, cela dit bien floue en l'absence de textes.
Rétorquant judicieusement, le bouddhinste montra alors que la volonté de l'éthériste était assimilable à celles qu'il dénonçait comme étant du barbarisme. Le pontife ne vaut-il alors pas mieux que les nationalistes romanegrins, assassinant à tour de bras ?
C'est alors que les deux protagonistes jouèrent sur la définition du barbarisme, rejetant l'un sur l'autre la culpabilité d'être une probable menace sauvage et brutale pour l'Edoran, jusqu'à ce que l'éthériste ne trouve plus rien à dire. Le bouddhinste lui ayant cloué le bec avec brio, il tourna le dos avec mépris, sous les pourtant calmes vociférations du Grand Maître, appelant à la fraternité et l'égalité des hommes, avant de quitter les lieux avec ses fidèles.
Pour conclure, revenons aux premières paroles du pontife. Celui-ci dit, aprés lecture de l'article sur la Romanegra dans "Le Peuple Edoranais" (16/03/07), "Encore une preuve que sans les lumières de l'éthérisme, un peuple revient à la barbarie...". Or, les dites lumières, plus obscurantistes qu'autre chose d'ailleurs, ce terme ne convient pas tellement, ne sont présentes qu'en Edoran. Le micromonde entier sombrerait-il alors dans le barbarisme ? Ayant un peu voyagé et m'informant de l'actualité internationale en bon journaliste, je n'ai rien remarqué de semblable. Comme quoi, tout est bon à prendre pour la propagande de l'Eglise.
Par : Le Panard Déchainé le 16 mars 1907
De nombreuses personnes furent témoins d'une joute verbale sans pareil entre Son Eminence le Pontife Méletios, Doyen du Concile et éthériste con-vaincu, et Son Eminence Chaitanya Chinmay, Grand Maître de son état, le bouddhinste. Ce dernier jugea publiquement les propos du représentant de l'Eglise, à propos des récents évènements violents romanegrins de nationalistes à l'encontre des communautés Hébaïtes et Halawites, comme étant des "absurdités". L'éthériste pris la mouche et l'accusa d'insulter l'Eglise entière, et somma qu'on l'arrête, le "capture", le torture afin d'expier ses péchés. Ce furent ses propres mots, montrant bien que la liberté d'opinion est bel et bien bafouée et non-reconnue par l'Eglise. En tout cas, quand ça l'arrange, et sans doute aimerait-elle bien pouvoir envoyer au cachot médiéval les infidèles et les personnes ayant une opinion différente ou contraire à la doctrine éthériste, cela dit bien floue en l'absence de textes.
Rétorquant judicieusement, le bouddhinste montra alors que la volonté de l'éthériste était assimilable à celles qu'il dénonçait comme étant du barbarisme. Le pontife ne vaut-il alors pas mieux que les nationalistes romanegrins, assassinant à tour de bras ?
C'est alors que les deux protagonistes jouèrent sur la définition du barbarisme, rejetant l'un sur l'autre la culpabilité d'être une probable menace sauvage et brutale pour l'Edoran, jusqu'à ce que l'éthériste ne trouve plus rien à dire. Le bouddhinste lui ayant cloué le bec avec brio, il tourna le dos avec mépris, sous les pourtant calmes vociférations du Grand Maître, appelant à la fraternité et l'égalité des hommes, avant de quitter les lieux avec ses fidèles.
Pour conclure, revenons aux premières paroles du pontife. Celui-ci dit, aprés lecture de l'article sur la Romanegra dans "Le Peuple Edoranais" (16/03/07), "Encore une preuve que sans les lumières de l'éthérisme, un peuple revient à la barbarie...". Or, les dites lumières, plus obscurantistes qu'autre chose d'ailleurs, ce terme ne convient pas tellement, ne sont présentes qu'en Edoran. Le micromonde entier sombrerait-il alors dans le barbarisme ? Ayant un peu voyagé et m'informant de l'actualité internationale en bon journaliste, je n'ai rien remarqué de semblable. Comme quoi, tout est bon à prendre pour la propagande de l'Eglise.
Par : Le Panard Déchainé le 16 mars 1907
jeudi 15 mars 2007
Meurtre au chandelier !
Faits divers chez la Gertrude :
Il est d'usage chez les députés et autres intellectuels (excusez ce trait d'humour) qu'aprés les débats parlementaires, s'ensuivent les ébats orgiaques chez Dame Gertrude, le bordel chic. Soit dit en passant, le terme "chic" fait plutôt penser au raffinement, et non au commerce des corps et au partage des maladies vénériennes. Mais revenons-en aux faits.
Ce soir-là, un pas vraiment jeune mais vraiment ventripotent bonhomme que nous nommerons Durand pour ne pas nuire à la réputation de la famille de monsieur de Transnonain, se rendait chez la Gertrude, en quête de cabriole, sa femme bien-aimée n'étant plus attirée par ces choses, et encore moins par les siennes. C'est imbibé comme une éponge qu'il entra au boxon, non sans difficulté car, d'aprés lui, la porte bougeait de droite à gauche. Ayant choisi une donzelle aussi jolie et délicate qu'il était à jeun, il monta à l'étage avec elle. Celle-ci voulut l'emmener dans la première chambre, mais monsieur Durant préféra prendre celle du fond.
Bien mal lui en as pris, car c'est à ce moment précis que tout bascula, en même temps que notre monsieur Durand qui s'était pris les pieds dans le tapis. Se relevant, il vit son épouse sur un lit, accompagnée dans ses ébats par un autre homme. Fou de douleur et de chagrin, il saisit un chandelier et fracassa d'abord un morceau du lit, avant de se reprendre et de viser la tête de sa femme, qui mourut sur le coup. L'assassin fut rapidement maitrisé par l'amant de sa femme, le temps qu'un officier de police, déjà sur les lieux dans la chambre à côté, intervienne.
D'aprés la police, l'homme devrait en prendre pour vingt ans. Mais quand on aime, n'a-t-on pas toujours vingt ans ?
Par : Le Panard Déchainé le 15 mars 1907
Il est d'usage chez les députés et autres intellectuels (excusez ce trait d'humour) qu'aprés les débats parlementaires, s'ensuivent les ébats orgiaques chez Dame Gertrude, le bordel chic. Soit dit en passant, le terme "chic" fait plutôt penser au raffinement, et non au commerce des corps et au partage des maladies vénériennes. Mais revenons-en aux faits.
Ce soir-là, un pas vraiment jeune mais vraiment ventripotent bonhomme que nous nommerons Durand pour ne pas nuire à la réputation de la famille de monsieur de Transnonain, se rendait chez la Gertrude, en quête de cabriole, sa femme bien-aimée n'étant plus attirée par ces choses, et encore moins par les siennes. C'est imbibé comme une éponge qu'il entra au boxon, non sans difficulté car, d'aprés lui, la porte bougeait de droite à gauche. Ayant choisi une donzelle aussi jolie et délicate qu'il était à jeun, il monta à l'étage avec elle. Celle-ci voulut l'emmener dans la première chambre, mais monsieur Durant préféra prendre celle du fond.
Bien mal lui en as pris, car c'est à ce moment précis que tout bascula, en même temps que notre monsieur Durand qui s'était pris les pieds dans le tapis. Se relevant, il vit son épouse sur un lit, accompagnée dans ses ébats par un autre homme. Fou de douleur et de chagrin, il saisit un chandelier et fracassa d'abord un morceau du lit, avant de se reprendre et de viser la tête de sa femme, qui mourut sur le coup. L'assassin fut rapidement maitrisé par l'amant de sa femme, le temps qu'un officier de police, déjà sur les lieux dans la chambre à côté, intervienne.
D'aprés la police, l'homme devrait en prendre pour vingt ans. Mais quand on aime, n'a-t-on pas toujours vingt ans ?
Par : Le Panard Déchainé le 15 mars 1907
Actions, réactions
Des personnalités interrogées par nos petits vendeurs :
V-E Chandebise, UNE tendance merxisant d'après nos sources (un merxiste modéré donc) nous dit que c'est "Une formidable nouvelle que ce journal. Réveillera-t-il les consciences??". C'est que nous à la rédaction, on voudrait bien. Après tout, on est là pour ça.
Albane-Ursula Plakniss, UNE, nous informe que "C'est un formidable journal, qu'en tant que femme libérale je soutiens pour son franc-parler et sa liberté éclatante !" En tant qu'homme libertaire, j'espère que cette liberté éclatante éclaboussera l'Edoran de poussières émancipatrices.
Philbert Carnavon, UCE, nous hurle que "Si ce journal s'intéresse à l'actualité intelligente et pas aux ragots de bas étage, et qu'il tient la ligne de son premier article je dis : BRAVO. Encore!!" Moins fort, j'ai les oreilles qui bourdonnent. T'inquiètes pas cher et tendre concurrent, nous laissons le soin des ragots, de l'arrivisme et de la propagande aux autres participants de ce pastiche de publications informatives. Attends de voir la suite, tu va rire.
Charles-Alexandre de Fricard nous avoue que ""[Le Panard Déchainé est un] Organe de presse remarquable pour la liberté qu'il s'accorde, ainsi que pour son style d'écriture admirable. Néanmoins le contenu est parfois discutable, même si je comprend que c'est avec cette ironie que les rédacteurs gagnent leur vie !" Il faut bien, on ne peut pas compter sur les bénéfices du monopole de nos innombrables entreprises coloniales, nous. Quant à notre liberté, si on ne se l'accorde pas nous-même, qui le fera ?
L'Impératrice Anna-Christina reconnait que "Je dois avouer que le ton ironique et les propos satiriques m'agaçaient au début, puis je me suis rendue compte que les rédacteurs avaient la plume fine et habile ! Tant que ce journal sait rester dans des limites "conventionnelles", je ne puis que me réjouir d'une presse réellement libre !" C'est comme tout, au début ça fait un peu mal, et c'est aprés qu'on adore.
Et attendons également de voir quelles seront leurs réactions quand le Panard parlera d'eux. Si toutefois votre dévoué trouve une critique à faire sur leurs actions, ou inactions, cela va de soi. Prenez garde vils coquins, le Panard rôde et est rodé !
Le Panard, le journal qui prend son pied pour le foutre au derrière des autres !
Par : Le Panard Déchainé le 15 mars 1907
V-E Chandebise, UNE tendance merxisant d'après nos sources (un merxiste modéré donc) nous dit que c'est "Une formidable nouvelle que ce journal. Réveillera-t-il les consciences??". C'est que nous à la rédaction, on voudrait bien. Après tout, on est là pour ça.
Albane-Ursula Plakniss, UNE, nous informe que "C'est un formidable journal, qu'en tant que femme libérale je soutiens pour son franc-parler et sa liberté éclatante !" En tant qu'homme libertaire, j'espère que cette liberté éclatante éclaboussera l'Edoran de poussières émancipatrices.
Philbert Carnavon, UCE, nous hurle que "Si ce journal s'intéresse à l'actualité intelligente et pas aux ragots de bas étage, et qu'il tient la ligne de son premier article je dis : BRAVO. Encore!!" Moins fort, j'ai les oreilles qui bourdonnent. T'inquiètes pas cher et tendre concurrent, nous laissons le soin des ragots, de l'arrivisme et de la propagande aux autres participants de ce pastiche de publications informatives. Attends de voir la suite, tu va rire.
Charles-Alexandre de Fricard nous avoue que ""[Le Panard Déchainé est un] Organe de presse remarquable pour la liberté qu'il s'accorde, ainsi que pour son style d'écriture admirable. Néanmoins le contenu est parfois discutable, même si je comprend que c'est avec cette ironie que les rédacteurs gagnent leur vie !" Il faut bien, on ne peut pas compter sur les bénéfices du monopole de nos innombrables entreprises coloniales, nous. Quant à notre liberté, si on ne se l'accorde pas nous-même, qui le fera ?
L'Impératrice Anna-Christina reconnait que "Je dois avouer que le ton ironique et les propos satiriques m'agaçaient au début, puis je me suis rendue compte que les rédacteurs avaient la plume fine et habile ! Tant que ce journal sait rester dans des limites "conventionnelles", je ne puis que me réjouir d'une presse réellement libre !" C'est comme tout, au début ça fait un peu mal, et c'est aprés qu'on adore.
Et attendons également de voir quelles seront leurs réactions quand le Panard parlera d'eux. Si toutefois votre dévoué trouve une critique à faire sur leurs actions, ou inactions, cela va de soi. Prenez garde vils coquins, le Panard rôde et est rodé !
Le Panard, le journal qui prend son pied pour le foutre au derrière des autres !
Par : Le Panard Déchainé le 15 mars 1907
mercredi 14 mars 2007
Concurrents, poil aux dents
Le Panard analyse pour vous les articles des journaux concurrents sur les élections législatives.
Tandis que les Edoranais attendent fébrilement le dépouillement des urnes par l'Association des Imitateurs de Mollusques, s'activant vivement à leur tâche comme le montre le retard de deux jours de la proclamation des résultats, nos trés aimés concurrents jasent.
En fin de compte, la "Tribune Edoranaise" ne dit mot. Ou plutôt n'en écrit aucun, et tout porte à croire qu'ils sont sponsorisés par l'Association des Imitateurs de Mollusques.
Pendant que la "Tribune" fait un barbecue, le "Peuple Edoranais" se contente d'une entre-vue avec le président de l'UCE. Simple, et efficace car permet au journaliste de se contenter de poser les questions, et de rapporter les réponses. "C'est le printemps, profitons-en" semble être la devise de ce journal.
De son côté, le journal "Alliancia News", aimant tellement son pays qu'il n'ose même pas utiliser sa langue pour son nom, promet un article tout en finesse, comme le montrent les deux-trois lignes de l'article. " Cette campagne électorale fut longue et a touché différents sujets" dixit le journaliste (utiliser ce terme revient d'ailleurs à salir la profession). Voilà une bien belle phrase pour tout dire, sans se fatiguer. "Cette victoire montre le poids des idées et de l'influence de l'UCE dans les différentes provinces". Bravo l'artiste ! Quelle perspicacité ! Il est vrai qu'un parti gagnant sans influence aurait été plus saugrenu.
L'UCE, parié gagnant. Décidemment, l'Association des Imitateurs de Mollusques a également beaucoup d'influence, quant on voit les tâches menés par le précédant gouvernement. C'est-à-dire proche du zéro. Notons tout de même la prise de pouvoir économique coloniale des Etablissements Fricard-Freshville, assurant un monopole et un contrôle absolue des prix des marchandises issues de la production coloniale. Si monsieur tout-le-monde avait fait une telle demande, je met ma plume a couper que le résultat aurait été différent à celui de Son Altesse Illustrissime Charles-Alexandre de Fricard. D'ailleurs, dans Fricard, n'y a-t-il pas "fric" ?
Le Panard Déchainé vous salut bien bas, cher public mon amour.
Par : Le Panard Déchainé le 14 mars 1907
Tandis que les Edoranais attendent fébrilement le dépouillement des urnes par l'Association des Imitateurs de Mollusques, s'activant vivement à leur tâche comme le montre le retard de deux jours de la proclamation des résultats, nos trés aimés concurrents jasent.
En fin de compte, la "Tribune Edoranaise" ne dit mot. Ou plutôt n'en écrit aucun, et tout porte à croire qu'ils sont sponsorisés par l'Association des Imitateurs de Mollusques.
Pendant que la "Tribune" fait un barbecue, le "Peuple Edoranais" se contente d'une entre-vue avec le président de l'UCE. Simple, et efficace car permet au journaliste de se contenter de poser les questions, et de rapporter les réponses. "C'est le printemps, profitons-en" semble être la devise de ce journal.
De son côté, le journal "Alliancia News", aimant tellement son pays qu'il n'ose même pas utiliser sa langue pour son nom, promet un article tout en finesse, comme le montrent les deux-trois lignes de l'article. " Cette campagne électorale fut longue et a touché différents sujets" dixit le journaliste (utiliser ce terme revient d'ailleurs à salir la profession). Voilà une bien belle phrase pour tout dire, sans se fatiguer. "Cette victoire montre le poids des idées et de l'influence de l'UCE dans les différentes provinces". Bravo l'artiste ! Quelle perspicacité ! Il est vrai qu'un parti gagnant sans influence aurait été plus saugrenu.
L'UCE, parié gagnant. Décidemment, l'Association des Imitateurs de Mollusques a également beaucoup d'influence, quant on voit les tâches menés par le précédant gouvernement. C'est-à-dire proche du zéro. Notons tout de même la prise de pouvoir économique coloniale des Etablissements Fricard-Freshville, assurant un monopole et un contrôle absolue des prix des marchandises issues de la production coloniale. Si monsieur tout-le-monde avait fait une telle demande, je met ma plume a couper que le résultat aurait été différent à celui de Son Altesse Illustrissime Charles-Alexandre de Fricard. D'ailleurs, dans Fricard, n'y a-t-il pas "fric" ?
Le Panard Déchainé vous salut bien bas, cher public mon amour.
Par : Le Panard Déchainé le 14 mars 1907
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